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2 ème Sommet du Mont Dolent

Colloque du 26 novembre 2011

Sommet Mont Dolent

ALPE, Mouvement Région Savoie, Alliance Libre Européenne, Régions et Peuples Solidaires, Union des Fédéralistes Européens ont participé au 2 ème Sommet du Mont Dolent, samedi 26 novembre 2011 à la Salle Polyvalente de Gignod (Vallée d’Aoste) .

Deux tables-rondes avec débat en parallèle:

  • Le Francoprovençal langue transfrontalièreTransports
  • Pollution en Savoie, Valais, Vallée d’Aoste

Programme detaillé

Infos pratiques

Le Francoprovençal, langue transfrontalière

Nos trois régions alpines, bien qu’appartenants à trois différents Etats, conservent encore de nos jours une forte identité commune, identité liée à des traits venant du passé le plus lointain, qu’on peut reconnaître encore de nos jours.

Elle est caractérisée par les modes de vie, le territoire, l’exploitation du territoire, l’agriculture de subsistance, l’histoire, la langue. Bien évidemment, ces caractéristiques communes ont été intéressées par des transformations et par une évolution différentes, prenant chacune des traits caractéristiques et propres, tenant compte aussi de la crise de l’identité alpine que nos régions subissent dans ces dernières décennies, crise qui dépend de différents aspects sociopolitiques que nous n’allons bien sûr pas affronter aujourd’hui.

La conscience de l’existence de ces traits et la connaissance de leur évolution sont fondamentales pour progresser. On l’a répété pendant toute la journée, pas besoin de renier le passé il doit être respecté mais on doit regarder au futur.

Pour ce qui est de l’élément langue et en particulier du francoprovençal, tenant compte de la façon différente dans laquelle il se maintient vivant dans les trois régions, nous constatons qu’aujourd’hui, dans toute l’aire :

  • nous nous trouvons face à un plurilinguisme diffus, où les différentes langues ont un poids différent, mais toutes la même dignité;
  • ce cadre linguistique est en continuelle transformation, au frais des langues numériquement et culturellement plus faibles ou moins soutenues;
  • le francoprovençal, dans ce dessein, est une langue faible, et donc susceptible de disparaître, n’étant bien vivant systématiquement que dans la population au-dessus des 50 ans. 
Il y a des aspects positifs :
  • le francoprovençal est encore langue de communication bien vivante à l’intérieur des familles;
  • les jeunes qui le parlent le font en pleine tranquillité, sans honte et/ou crainte, (typique des années 1960/70) conscients de la richesse et de l’importance de connaître un code linguistique, patrimoine culturel et identitaire à conserver;
  • y a dans les Régions des formes de survivance et de résistance de la langue qui peuvent être un bon atelier pour bâtir le futur de cette langue (théâtre populaire, poésies, groupes musicaux, BD, publications de livres, bases de données sur Wikipedia, la possibilité de mettre en réseau librement…).
Engagements pour mieux relancer cette langue:
  • donnons importance prioritaire à l’oral et à la diffusion et à la compréhension orale du francoprovençal;
  • sensibilisons les familles (foyers par excellence de conservation et de espoir pour l’épanouissement de la langue) à employer le francoprovençal comme langue orale de communication habituelle opérons dans toutes les institutions et les écoles, pour favoriser l’emploi du francoprovençal comme langue de communication qui transmet des messages pour l’avenir, pas seulement dépassés;
  • prônons l’emploi de la langue dans nos mouvements politiques;
  • favorisons l’utilisation de nos langues dans les médias et à les rendre visibles dans les espaces publics.
Il faut une prise de conscience que l’insécurité part de nous: territoire, langue et graphie aurons leurs dignité si les gens estiment qu’ils aient; par contre il ne faut qui l’estiment seulement les linguistiques. La langue est au peuple qui la parle avant qu’aux savants.

Chantal Certan et Patrizia Morelli

Transport et pollution en Savoie, Valais, Vallée d’Aoste

Nos régions ont besoin, d’une politique globale de protection, de promotion, de mise en réseau et de développement durable de nos transports au point de vue de l'énergie et de l'environnement.

Les populations alpines doivent donc prendre part et contribuer activement à l’établissement d’une politique volontariste de transformation des transports, respectueuse des écosystèmes et des paysages alpins, en mesure d’atténuer la pollution et les nuisances sonores ainsi que de favoriser par des mesures appropriées une limitation du trafic routier commercial et de loisirs.

La création d’un espace culturel et économique homogène suppose que l’on fixe les coûts du transport reliant nos régions entre elles au même niveau que celui qui est pratiqué dans leurs liaisons avec les régions de la plaine.

Parmi les buts que nos mouvements se sont fixés, nous indiquons prioritairement:

  • la réduction des émissions des différents modes de transport et la fin de la dépendance quasi-totale des carburants fossiles; 
  • l’intensification de la recherche en matière d’énergies renouvelables
  • la rénovation des infrastructures actuelles en priorité par rapport à la création de nouvelles voies de communication, ne visant pas exclusivement au facteur ‘vitesse’; 
  • la mise en oeuvre de systèmes de transport intelligents, favorisant surtout les transports publics, les piétons, la bicyclette et le covoiturage;
  • la révision des axes urbains pour une mobilité urbaine durable et le développement de l'interopérabilité.

A cet effet, nous demandons : 

  • la mise en réseau et consultation publique complète de toutes les données concernant le trafic, l'environnement, la santé dans l’espace alpin ;
  • la réduction du transport de matières dangereuses sur les routes et adoption de mesures de sécurité renforcées;
  • le renforcement de l’interopérabilité favorisant des modes de transport les plus respectueux de l’environnement (chemin de fer, ferroutage de moyenne et longue distance … ) actuellement utilisés de manière insuffisante; l
  • l’encouragement de la mobilité transfrontalière de proximité par une politique de réduction des tarifs pratiqués aux tunnels;
  • l’amélioration des liaisons de transport public transfrontalier et l’établissement de forfaits ‘gens du pays’ pour les familles et les entreprises locales.

Allegati

Galleria fotografica

2ème Sommet du Mont Dolent   Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

2ème Sommet du Mont Dolent - Gignod, 26 novembre 2011

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